Les Saintes – Guadeloupe

De nombreux saints et saintes ont donné leurs patronymes à des villes de Guadeloupe : Sainte Rose, Sainte Anne, Saint François, Saint Louis… L’île toute entière est d’ailleurs une référence à Notre dame de Guadalupe qui aurait sauvé Christophe Colomb lors d’une tempête. Vous l’aurez compris l’île papillon n’a pas abrité que des pirates. Cette île est marquée de ces premiers conquistadors catholiques qui découvraient ces joyaux de l’arc Antillais.
Pour découvrir les Saintes, il faut mieux se lever tôt et partir vers la ville de Trois Rivières tout en bas de Basse Terre. En partant de St Francois , après Pointe à Pitre , vous découvrirez les paysages champs de banane, l’incroyable allée de Dumanoir avec ses palmiers royaux et le volcan de la soufrière que l’on aperçoit parfois entre les nuages.
Arrivé sur le port, l’aventure commence. Elle commence d’abord en faisant fonctionner la machine à remonter le temps. Il faut se mettre dans la peau de Christophe Colomb qui entraperçut cette incroyable baie. Il faut imaginer le gouverneur de la Guadeloupe Charles Houël annexer ces terres. Il faut se mettre dans les pas des premiers colons venant de l’ouest de la France qui se sont installés dans cet archipel des îles du vent.
A bord du bateau Miss Karaibes on aperçoit Terre de Haut. La traversée n’est pas très longue mais a le temps de vous fouetter de ses embruns marins si vous êtes du bon côté du vent. En approchant on entre dans une baie magique qui vous captive. Les dauphins sont là pour vous accueillir et jouer avec vous. Au fond un petit village se détache avec ses maisons colorées. À bâbord on devine le Fort Napoléon. À tribord on admire les centaines de bateaux qui mouillent dans ces eaux.
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Revenons sur ce fort Napoléon. Le célèbre empereur serait il venu en Guadeloupe? Aurais je séché mes cours d’histoire? Ai je confondu l’île d’Elbe et l’île des Saintes? L’explication se trouve en haut de la colline. Il faut une petite pincée de courage pour affronter la chaleur de ce paradis mais heureusement vous pouvez espérer profiter d’une petite pluie rafraîchissante. Une demi heure après on découvre les portes d’un fort qui n’a jamais servi au combat. Se promener dans ce lieu c’est découvrir l’histoire de la Guadeloupe et de ses richesses. Mais on apprend aussi que Napoléon n’y a pas dormi. Il n’y a pas mangé. Il ne l’a pas construit et non il n’est pas venu se baigner dans la belle plage juste en bas. Il faut chercher ailleurs l’explication de ce baptême. Il doit ce nom au fait qu’il a été terminé sous le règne de Napoléon III.
Fin du fantasme. Ouvrons par contre une page de la vraie Histoire. Celle des coups de canon. Les Saintes a en effet été l’objet de nombreuses batailles de colonisation entre les deux principales puissances navales de l’époque que sont la France et l’Angleterre. Des centaines de bateaux s’y sont affrontés. Entouré par les iguanes et les cactus, observez attentivement la baie depuis le haut du fort. Avec un peu d’imagination vous allez voir les navires manœuvrer, sortir les grands voiles et tirer des boulets.
On arrête de rêvasser et on retourne vers la mer. Les Saintes fonctionnent comme un écrin.  Cette île regorge de trésors et de bijoux de la nature comme la plage de Pompierre. On est un peu dans le cliché : cocotiers, eaux turquoises, fonds marins magnifiques, sable blanc… Mais cela fait du bien de profiter d’une plage aussi parfaite. Tant pis pour le cliché. On somnole deux secondes et on est rattrapé par une surprise. Une gentille chèvre vient faire coucou et réclame sa pitance. Vous êtes prié de lui donner des bananes ou des gâteaux. Et oui c’est aussi le royaume des petites chèvres.
On reprend la route vers le ponton principal autour duquel s’organise la vie de l’île. On craque devant le fantôme de béton qui domine le port. Projet d’hôtel, une bataille familiale à stoppé cette promesse d’un lieu unique. Avant de repartir on peut déguster les gâteaux typiques, les tourments d’amour mais surtout on repart avec le magnifique chapeau des Saintes : le Salako.
Avec ou sans chapeau on pleure en repartant de ces îles magiques. Le paradis existe. J’y suis allé.

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