Le Sucre du Paradis

Quand vous vous promenez en Guadeloupe, vous apercevez souvent des champs de banane, plus rarement des champs d’ananas et la plupart du temps des champs de canne à Sucre. Que cache cette herbe magique qui semble pousser toute l année? Comment allez au delà des deux à trois choses que tout le monde sait déjà? Comment voyager dans le temps avec ces petits grains blancs de plaisir? Venez suivre les chemins du paradis du Sucre.

Premier incontournable. Allez voir la récolte des cannes à Sucre dans les champs. Une vraie féerie opère. Sortez de votre voiture et entrez dans le champ pour voir cela de plus près. Attention il faut être équipé car les feuilles de la canne sont coupantes et de bonnes chaussures s’imposent. Des gigantesques machines, telles des monstres de fer s affairent pour couper les cannes. Et il faut du lourd pour couper ces bâtons chargés du précieux jus.

On restera bien sur à distance des terribles mâchoires en acier du monstre à moins d avoir besoin de se débarrasser d une personne encombrante. Certains n ont pas peur de s approcher. Ce sont les héron piques-boeuf qui profitent de la mise à nue du terrain pour manger les insectes. Il y en a des centaines. Comme ils sont tout blanc on a l’impression qu il neige en Guadeloupe.

Une fois la canne récoltée elle prend alors deux chemins : soit celui de la sucrerie Gardel, soit celui de la rhumerie Damoiseau, toutes deux près de la ville du Moule. Dans ces lieux deux magiciens vont transformés ces bâtons en 2 incontournables de la Guadeloupe et vont vous obliger à faire appel à tous vos sens.

Côté sucre on utilisera le toucher et le goût. Venez arpenter l’usine Gardel. Apres vous etre endormi devant les explications savantes des étapes de la fabrication, vous serez réveillé par le bruit du sucre qui coule sur le tapis. Tendez la main pour chaparder quelques grains translucides de sucre. Vous sentirez tout d abord la chaleur du sucre qui sort tout juste des immenses machines et ensuite vous goûterez et serez transporté dans les îles. Enfin. En fait vous y êtes déjà.

A moitié sous le choc de ces sensations, vous aurez besoin d un remontant : un verre de rhum.

Côté rhum, on aura surtout besoin de son odorat et son goût, enfin ce qu’il peut en rester apres le passage d une boisson à 55 degré. L’incontournable c’est de se mettre au dessus des cuves en fermentation. Je précise qu’il est interdit d’aller ce baigner dans ces piscines géantes de rhum. Les vapeurs sont si puissantes que quand on reste 30 secondes au dessus, on a déjà bu l’équivalent d’un verre.

L’usine du rhum Damoiseau est sans équivalent. On peut se promener partout. Se mettre sous le camion qui décharge la canne, mettre la main dans un engrenage, circuler en tong sur des grilles industrielles, approcher les cuves… On a de la chance si on en ressort vivant mais c est ça qu on aime : voir une entreprise au plus près comme si on travaillait dedans.

 

 

Cette usine est une machine à voyager dans le temps. Les pistons vont et viennent. Les bieles tournent. Les engrenages s’agitent. Tout fonctionne comme au début du siècle.

D ailleurs attention il est temps de partir goûter un rhum dans la cabane sinon vous allez vous faire embaucher sur la chaîne d’embouteillage!

Je vous propose ensuite un jeu, celui de repérer toutes les cheminées plus ou moins en ruine quand vous vous baladez. Au pied de chacune d’entre elle, il y avait une rhumerie ou une usine à sucre.

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